Compte rendu du colloque de Bordeaux 11 mars 2017

COLLOQUE DE BORDEAUX - Le 11 Mars 2017

Hôtel Mercure Centre

 

Le colloque en Ophtalmologie s’est déroulé à l’Hôtel Mercure le 11 mars et ce sont plus de 180 participants qui sont venus écouter les conférences données par nos différents intervenants :

 

Madame Mai KHUONG, opticienne Basse Vision chez Lissac Bordeaux, a exposé les différentes aides techniques qui s’offrent aux patients atteints de maladies de la vue afin de protéger la rétine (filtres..) d’améliorer l’image ou de la grossir.

Dans les différentes solutions proposées, elle a rappelé l’importance de l’éclairage dans l’habitation.

Pour la vision de près, elle a énumérer les différents dispositifs existants comme les lunettes loupes, les systèmes téléscopiques,  les loupes électroniques (vidéo-projecteur..) etc.

Pour la vision de loin elle  a cité les systèmes monoculaires qui peuvent être utiles par ex pour regarder la TV.

Elle a rappelé l’utilité des aides vocales, des aides informatiques (vocatex, les synthèses vocales, les claviers grosses touches) et les aides pratiques comme les téléphones à grosses touches, les magazines grands caractères, les bibliothèques sonores etc.

Enfin elle a présenté la nouvelle technologie qui offre une autonomie dans la vie quotidienne des personnes malvoyantes, le Système MyEye de chez Orcam. MyEye reconnaît et lit ce que l’utilisateur pointe avec son doigt. Il peut lire un journal, une étiquette, un sms, et même un article sur l’ordinateur. MyEye mémorise et  nomme les personnes, mémorise et reconnaît le produit, reconnaît les billets de banque et annonce leur montant.

Docteur Camille SEGUY, chef de clinique en Ophtalmologie au CHU de Bordeaux

Le Docteur Camille Seguy a évoqué les différentes affections rétiniennes et leurs éventuels traitements.

Elle a développé les différentes solutions existantes en pharmacologie et neuroprotection pour les DMLA de forme humide (Antivegf, les corticoïdes intra-vitréen et les anti-pdgf (Fovista) et de forme atrophique (neuroprotection) etc.

Elle a fait le point sur la thérapie génique et l’optogénétique et a exposé les essais cliniques à travers le monde, dans l’Amaurose congénitale de Leber, la choroïdérémie, la DMLA exhudative, le syndrome d’Usher et la maladie de Stargardt. Elle a ensuite présenté la thérapie cellulaire (utilisation des cellules souches, soit embryonnaires soit pluripotentes) et les différentes prothèses rétiniennes.

Madame Salomé MARIDAT, orthoptiste et collaboratrice de l’Unadev à Bordeaux

Madame Maridat a rappelé le rôle et les missions de l’orthoptiste spécialisé en Basse vision et a évoqué le travail progressif, long et difficile qui engage le patient et l’orthoptiste : travail sur la motricité occulaire, sur la fixation, sur la poursuite, les saccades.. Elle a expliqué l’importance du bilan orthoptique dans le projet de soin (comment le patient se déplace, son ressenti en vision de loin, en vision intermédiaire, en vision de près), son ressenti pour réaliser des taches comme l’écriture, la lecture, etc..

En conclusion elle a rappelé que la rééducation ne peut se faire sans la collaboration de l’ophtalmologiste qui pose le diagnostic et de l’opticien qui améliore la vision par le biais d’appareillages divers.

Mr Grégory GASSON, clinique Thiers de Bordeaux

Il a présenté la DMLA, dans sa forme exsudative et atrophique (la plus fréquente), et les thérapies existantes et leurs applications.

Véritable enjeu de santé publique, la DMLA est la 1ère cause de cécité en France (plus d’un million de personnes atteintes) et la 3ème cause de malvoyance dans le monde.

La prise en charge précoce est très très importante d’où l’importance de se faire dépister et d’agir vite (notamment dans le cas d’une DMLA exs udative)

Il a rappelé les différents facteurs de risques comme l’âge, le tabagisme, les facteurs de risques génétiques, l’exposition aux UV, les carences en anti-oxydants, l’obésité, etc.

Il a rappelé en quoi consistait l’examen ophtalmologique, et l’intérêt de l’autosurveillance notamment via une grille d’AMSLER. Il a ensuite développé les différents traitements pour la forme exsudative depuis le début des années 2000 à nos jours. Il a évoqué les différentes voies de recherche pour la DMLA de forme sèche actuellement..

 

Enfin Madame Katja Obri, de la société Allemande Retina Implant, a présenté l’Implant rétinien, en expliquant qu’il s’agit d’une prothèse sous rétinienne qui peut être implantée sous certaines conditions à des patients qui ont totalement perdu la vue ou atteint d’une RP de forme très sévère. Cet implant est une puce de 1500 électrodes qui va permettre au patient implanté de voir des taches lumineuses, des phosphènes et ainsi de pouvoir se déplacer, s’orienter par rapport à la lumière et de percevoir certains contrastes.

Des démarches sont en cours auprès de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie pour le remboursement de cet implant qui devrait voir les premières implantations fin 2017.

 

Lors de ce colloque, l’association RETINA France  a pu accueillir de nombreux stands partenaires :

- Axos, Lissac, Visiole, , le GIHP, Lagad Vision