Colloque Rétine et Recherches du 26/11 à Paris, un colloque pour tout savoir sur les maladies de la vue

La rétine est affectée par de nombreuses maladies qui peuvent conduire à la cécité.
Tel était le thème du colloque du samedi 26 novembre présidé par Eric Moser, Président de Retina France, et Hélène Dollfus, Présidente du Comité Scientifique composé de docteurs et chercheurs basés sur tout le territoire national.

Des avancées récentes laissent espérer qu’un traitement par des cellules souches, par thérapie génique ou via un implant rétinien pourrait un jour être à l’origine de thérapies.
C’est ce que les médecins ont évoqué avant de répondre aux nombreuses questions de l’assistance.
Quand tout se passe bien dans l’Oeil, l’Epithélium Pigmentaire (EPR) remplit une double fonction, qui est d’assurer le bon développement des photorécepteurs.
Le rôle des photorécepteurs est de convertir le signal lumineux en un signal nerveux qui est ensuite transmit aux centres visuels du cerveau.

Les bâtonnets, abondants en périphérie de la rétine, travaillent dès les faibles luminosités, assurant la vision en noir, gris et blanc et produisant des facteurs nécessaires à la survie des cônes.
Les cônes, très représentés dans la partie centrale de la rétine assurent la vision des détails et la vision des couleurs quand la rétine est bien éclairée.

Les principales maladies de la rétine ont été évoquées devant une salle bondée.

A) La rétinopathie diabétique où les vaisseaux irriguant la rétine sont endommagés par leur teneur élevée en sucre.

B) La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).
L’épithélium EPR se détériore au centre de la rétine, au niveau de la macula, à l’endroit où se fait la lecture des détails et des couleurs.
1- Pour la DMLA sèche (85% des cas), les débris provenant des cônes ne sont plus évacués et forment des dépôts de cellules mortes appelés Drusen. Le premier signe clinique de la DMLA est l’apparition de précurseurs que sont ces fameux drusen. Les drusen sont dus à l’accumulation de résidus de la phagocytose des photorécepteurs par les cellules de l’épithélium pigmentaire.
Au fond d’œil ils apparaissent comme de petites lésions profondes, blanchâtres, de forme et de taille variables.
2- pour la DMLA évolutive humide (15% des cas), de nouveaux vaisseaux se forment entre choroïde et EPR. Ils déforment la vision et handicapent au quotidien.

c) La rétinite pigmentaire (RP) résulte d’une dégénérescence de l’EPR ou des bâtonnets. Elle provoque d’abord une très mauvaise vision nocturne et le rétrécissement du champ visuel notamment en périphérie et se traduit à terme par une perte de la vision importante en fonction de l’évolutivité de la forme et du patient.

Le colloque Rétine et Recherches a ainsi permis à tous de constater l’utilité et la rapidité des progrès réalisés.

Rendez-vous pour « Rétine et Recherches » 2017 !