Un traitement sans risques ?

                                                                                                                                                                                                                            

La DMLA est une maladie de la rétine qui touche plus d’un million de français, principalement après 65 ans.

Une tâche sombre obscurcit la vision et la handicap gagne alors du terrain, rendant la vie difficile et conduisant souvent à un isolement du patient.

Les autorités de santé, soucieuses des dépenses publiques, ont permis depuis le 1ier septembre l’emploi d’un médicament n’ayant pas l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM).

Pourtant seule l’AMM garantit la sécurité des patients et il existe déjà deux thérapies contre la DMLA possédant l’AMM.

Le médicament Avastin, un anti cancéreux, pourra donc être prescrit en France.

Son fabricant s’oppose pourtant toujours à l’utilisation de son produit dans le cadre de cette indication ophtalmologique pour une raison majeure, l’absence d’études permettant de vérifier l’innocuité de la molécule et l’ absence d’une formulation adaptée pour l’oeil.

C’est donc par mesure d’économie que la décision a été prise malgré cette incertitude en terme de sécurité.

Pouvons-nous accepter une santé à deux vitesses malgré ces temps de crise économique et de réduction des budgets de santé ?

Nous rappelons qu’ en juillet 2012, la Direction générale de la santé (DGS) avait interdit cette utilisation hors AMM dans le but de « préserver les impératifs de sécurité sanitaire ».

Par ailleurs plusieurs grands pays n’ont pas suivi la logique économique française sur ce sujet car des experts ont constaté des effets secondaires ou contaminations graves. Des pertes partielles ou totales de la vue chez plusieurs patients traités par le passé en dehors du critère AMM ont défrayé la chronique (16 patients aux USA notamment, article du New York Times par Andrew Polack du 30/08/2011 ou plus récemment 4 patients au CHU de Moka).

L’association RETINA France, reconnue d’utilité publique, souhaite réaffirmer ses priorités, en premier lieu la sécurité pour l’ensemble des patients malvoyants, le soutien à la Recherche Médicale et l’aide aux familles touchées par les maladies de la rétine. 

Retina France rappelle aussi que les choix de la thérapie et la sélection de la molécule doivent être laisser aux médecins.

 

Contact :  Luc LICARI au siège de l'association