ADAPTER SON LOGEMENT À SON HANDICAP

Pour une personne valide, prendre une douche, cuisiner ou répondre à l’interphone sont des gestes mécaniques effectués naturellement, sans réfléchir. Il en va tout autrement quand on souffre d’un handicap.Sa propre maison regorge de pièges, et le moindre geste de la vie quotidienne demande efforts et patience.

En France, environ 3% de la population relève d’un handicap « sévère ».Toutefois, le pourcentage de personnes « rencontrant dans la vie de tous les jours des difficultés physiques, sensorielles.. » serait bien plus important si l’on compte, chez certains, les déficiences temporaires, pour d’autres, l’accident, la maladie ou la vieillesse entravent leur liberté de mouvements de façon permanente….

Le Code de la construction et de l’habitat stipule que les logements situés au rez-de-chaussée et en étages desservis par ascenseur doivent être adaptables aux besoins spécifiques des personnes à mobilité réduite par « des travaux simples (…) ne touchant ni aux structures ni aux gaines et réseaux communs des bâtiments, et ne diminuant pas le nombre de pièces principales. »

Pour déterminer avec précision les aménagements les plus appropriés à chaque déficience, il est préférable de bien s’informer ou de solliciter les conseils de spécialistes.

 

L’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH)

Par exemple édite de nombreuses fiches pratiques, gratuites et disponible sur simple demande par courrier.

Les thèmes : diminuer les causes de chute ; travaux d’adaptation du logement pour les personnes non voyantes ou malvoyantes, pour les personnes sourdes ou malentendantes, pour les personnes âgées….

Ainsi, en fixant aux murs des mains courantes, les déficients visuels pourront se déplacer en toute sécurité. La pose de portes et fenêtres coulissantes pourra supprimer tout risque de choc frontal contre les battants. De même, la multiplication de prises électriques réduira les risques de chute dus aux nombreux fils électriques encombrant les lieux de passages.

 

Informer votre organisme d’HLM

Avant d’entreprendre toute réfection, il conviendra d’informer votre organisme d’HLM par courrier. En tant que bailleurs sociaux, les organismes d’HLM sont à l’écoute de ce type de demande et ils vous aideront à trouver la solution. La majorité d’entre eux disposent même de logements spécialement conçus pour accueillir des personnes en situation de handicap. Constructeurs et propriétaires des résidences, les organismes d’HLM pourront vous confirmer la faisabilité technique de votre projet. De plus, les organismes d’HLM pourront vous orienter vers les intervenants à même de réaliser le montage administratif et financier de votre projet.

 

Quelles aides pour financer les travaux ?

Selon vos ressources et suivant la nature et la gravité de votre handicap, vous pourrez bénéficier d’aides financières ou de prêts. Il est conseillé d’attendre les réponses des organismes sollicités avant d’entreprendre les travaux.

Les titulaires d’une pension de retraite relevant du régime général de la Sécurité Sociale peuvent prétendre à l’aide à l’amélioration de l’habitat, accordée par la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV).

Sous conditions de ressources, l’aide peut couvrir de 30% à 65% des travaux. La plupart des autres caisses de retraite (artisans, agriculteurs.. ;) accordent une aide similaire. Renseignez-vous également auprès de votre caisse de retraite complémentaire.

Certaines aides complémentaires peuvent aussi être allouées par les caisses d’allocations familiales (CAF), les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM), les mutuelles, les conseils généraux et certaines communes.

Le prêt Pass Travaux (1% logement)

À défaut de subvention, vous pourrez avoir recours à un prêt à taux préférentiel. Le prêt Pass Travaux (1% logement) est accordé à tous les salariés (y compris les retraités de moins de cinq ans) des sociétés assujetties au 1% logement. Aucune condition de ressources n’est exigée. En revanche, les travaux doivent obligatoirement être réalisés par une entreprise. Contactez votre employeur ou directement l’organisme collecteur du 1% logement.

Les personnes handicapées titulaires d’une carte d’invalidité à 80% peuvent solliciter une aide financière auprès de l’Association pour le logement des grands infirmes (ALGI). Cette aide peut atteindre jusqu’à 50% du montant des travaux accordés sous forme de prêt (à 1%) et/ou de subvention. Cette aide n’est pas cumulable avec le 1% logement.

 

Solliciter des conseils

Les diverses administrations, collectivités et structures citées précédemment peuvent vous informer et vous guider dans votre démarche.

Vous pouvez également vous tourner vers le mouvement « Pact Arim » pour l’amélioration de l’habitat. Au sujet des conseils sur les aménagements les plus adaptés à votre handicap à la recherche des financements, le Pact Arim offre une large palette de compétences : visite conseil chez vous pour vous aider à définir et évaluer les travaux nécessaires à votre maintien à domicile, aide au montage des dossiers et appui technique pour l’organisation des travaux.

 

Pour plus d’informations ou pour vous orienter vers les différents organismes cités ci-dessus, n‘hésitez pas à contacter

Florence au Service RETINA INFOS

Au 05.61.30.20.50

Ou par mail info@retina.fr